Senior Emprunteur

Assurance emprunteur fumeur senior : surprime 2026

Tabac et assurance emprunteur après 55 ans : qui est fumeur aux yeux de l'assureur, délai de sevrage selon le contrat, déclaration et risques.

Par Jérémy Chevalier Publié le Mis à jour le

Un fumeur paie son assurance emprunteur plus cher qu'un non-fumeur, mais aucun texte ne fixe l'écart, ni la durée d'arrêt du tabac qui permet de redevenir non-fumeur. Chaque assureur rédige sa propre définition, et c'est elle qui décide de votre tarif.

Le sujet concerne près d'un adulte sur quatre. En 2024, 24,0 % des 18-79 ans déclarent fumer, et 17,4 % fument tous les jours (Santé publique France, Baromètre 2024). Plus de la moitié des fumeurs quotidiens, 55,0 %, disent avoir envie d'arrêter.

Comment les assureurs définissent-ils un fumeur ?

Par une question fermée, qui porte sur une période de référence. Le formulaire demande le plus souvent si vous avez consommé du tabac au cours d'un certain nombre de mois, sans s'intéresser à la quantité.

Deux éléments varient d'un contrat à l'autre :

  • La période de référence, c'est-à-dire la durée sans tabac exigée pour répondre « non ». Aucun texte ne la fixe.
  • Les produits visés : cigarette, cigare, pipe, et selon les contrats cigarette électronique ou autres produits contenant de la nicotine.

Nous ne publions pas de tableau des durées par assureur. Ces définitions figurent dans les documents contractuels de chacun, changent d'une version à l'autre, et aucun relevé public ne les compare. Demandez la définition écrite à chaque assureur que vous consultez.

Un fumeur occasionnel doit-il se déclarer fumeur à l'assurance emprunteur ?

Oui, dans la plupart des contrats : la question posée ne porte pas sur la quantité fumée, mais sur le fait d'avoir consommé du tabac pendant une période de référence fixée par l'assureur. Quelques cigarettes en soirée ou un cigare de temps à autre suffisent donc, en général, à répondre « oui ». Nous n'avons trouvé aucun texte légal qui définisse le non-fumeur : chaque assureur rédige la sienne, et la période de référence varie d'un contrat à l'autre. Lisez la question telle qu'elle figure dans votre questionnaire de santé et répondez exactement à ce qui est demandé. Une fausse déclaration intentionnelle entraîne la nullité du contrat (article L. 113-8 du Code des assurances). Une erreur de bonne foi expose à une réduction de l'indemnité (article L. 113-9 du même code).

Un vapoteur est-il considéré comme fumeur par l'assurance emprunteur ?

Cela dépend du contrat : certains assureurs assimilent la cigarette électronique au tabac, d'autres non, et plusieurs distinguent les liquides avec et sans nicotine. La réponse se trouve dans la définition du non-fumeur inscrite dans le formulaire de déclaration ou dans la notice du contrat, pas dans un texte de loi. Si la question vise explicitement la cigarette électronique ou les produits contenant de la nicotine, un vapoteur répond « oui ». Si elle ne vise que le tabac, demandez une confirmation écrite à l'assureur avant de signer. Comparer plusieurs contrats a ici un intérêt concret : la même pratique peut être classée fumeur chez un assureur et non-fumeur chez un autre.

Quelle surprime attendre quand on fume ?

Aucune source publique ne permet de la chiffrer. Les barèmes des assureurs sont confidentiels, et nous n'avons aucun relevé de devis qui comparerait un tarif fumeur et un tarif non-fumeur à profil égal. Nous ne publions donc ni pourcentage ni tableau de taux.

Deux repères restent utiles :

  • Le tarif fumeur est un tarif, pas une sanction. Il figure sur la proposition d'assurance : demandez à chaque assureur les deux montants, fumeur et non-fumeur, pour mesurer l'écart sur votre propre dossier.
  • Le coût de l'assurance entre dans le TAEG. Le taux annuel effectif global du prêt intègre les assurances obligatoires : c'est lui qui permet de comparer deux offres complètes.

Notre méthodologie explique pourquoi le site ne publie pas de prix constatés.

Le sevrage : combien de temps avant le tarif non-fumeur ?

Le temps qu'exige la définition du contrat que vous signez, et aucun autre. Il n'existe pas de durée légale de sevrage : chaque assureur fixe la période sans tabac au terme de laquelle vous pouvez répondre « non » à sa question.

Les durées de 12, 24 ou 36 mois que l'on lit ailleurs, assureur par assureur, ne viennent d'aucune source publique vérifiable. Nous ne les reprenons pas. La conséquence pratique est simple : à date d'arrêt égale, vous pouvez être non-fumeur pour un contrat et fumeur pour un autre. Seule la lecture des formulaires le dit.

Comment documenter l'arrêt du tabac ?

En étant capable de dater votre arrêt et de le justifier si l'assureur vous le demande. Votre réponse au formulaire vaut déclaration : elle doit être exacte au jour où vous signez.

  • Notez la date d'arrêt et conservez ce qui la confirme.
  • Demandez un courrier à votre médecin traitant, s'il a suivi votre arrêt.
  • Conservez les comptes rendus de consultation si vous avez été accompagné par un tabacologue.

Si l'assureur demande un examen ou un justificatif, la demande figure dans les formalités de votre dossier. Ne signez pas une déclaration de non-fumeur que vous ne pourriez pas soutenir.

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Cigarette électronique, snus, tabac chauffé : quelle classification ?

Celle que retient la question de votre formulaire. Aucun texte ne classe ces produits pour l'assurance emprunteur : tout dépend des mots employés par l'assureur.

  • La question vise « le tabac » : le tabac chauffé et le snus en contiennent. La cigarette électronique n'en contient pas, ce qui justifie de demander une confirmation écrite.
  • La question vise « la nicotine » ou « les produits contenant de la nicotine » : la cigarette électronique avec nicotine et les substituts nicotiniques (patchs, gommes) peuvent être concernés.
  • La question ne dit rien : interrogez l'assureur par écrit avant de signer, et conservez sa réponse.

Tabac et pathologie associée : comment le dossier est-il étudié ?

Les deux éléments figurent dans le même dossier, et aucun barème public ne dit comment ils se combinent. Chaque pathologie se déclare séparément, en plus de la réponse sur le tabac : hypertension, diabète, BPCO ou antécédent cardiovasculaire. L'asthme suit une logique différente de la BPCO chez les assureurs : voir notre page asthme et assurance emprunteur.

Le tabac seul n'est pas une pathologie : la grille de référence AERAS n'en dit rien. La convention AERAS intervient lorsque votre état de santé ne permet pas d'obtenir un tarif standard. Le dossier passe alors à un deuxième niveau d'examen, puis à un troisième si la part assurée ne dépasse pas 420 000 € et si le contrat prend fin avant vos 71 ans (Service-Public.fr, vérifié le 7 mai 2025).

Nous ne publions pas d'exemple chiffré de cumul de surprimes : aucun relevé de devis ne permet d'en fonder un.

Quels assureurs étudient ce type de dossier ?

Aucun texte n'écarte les fumeurs de l'assurance emprunteur : le tabac modifie le tarif, pas le principe de l'assurance. Nous ne publions pas de classement des assureurs « favorables aux fumeurs » : aucune donnée publique ne permet d'en établir un.

Vous avez le choix entre le contrat de groupe de votre banque et un contrat souscrit auprès d'un autre assureur, à condition qu'il respecte les garanties exigées par la banque (Service-Public.fr, vérifié le 20 mai 2025). Sur ce profil, comparez deux choses dans chaque proposition : le montant, et la définition du non-fumeur.

Faut-il attendre d'avoir arrêté de fumer pour emprunter ?

Non, rien ne l'impose : vous pouvez changer d'assurance plus tard. Depuis la loi du 28 février 2022, l'emprunteur peut remplacer son assurance de prêt à tout moment après la signature du crédit, si le nouveau contrat respecte le niveau de garantie exigé par la banque (Service-Public.fr).

Un emprunteur qui signe au tarif fumeur, puis arrête, peut donc demander une nouvelle proposition le jour où il répond à la définition du non-fumeur d'un assureur. Deux précautions :

  1. Le nouveau contrat repart d'une nouvelle déclaration. À plus de 55 ans, votre prêt s'achève presque toujours après 60 ans : vous remplissez un nouveau questionnaire de santé, avec votre âge et votre état de santé du moment.
  2. La banque doit accepter le nouveau contrat. Elle dispose de dix jours ouvrés pour répondre, et tout refus doit être motivé.

La procédure est détaillée dans notre page sur la loi Lemoine et les seniors.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il être sevré pour le tarif non-fumeur ?
Le temps qu'exige la définition du non-fumeur du contrat, et il n'existe pas de durée légale. Chaque assureur fixe sa propre période de référence, inscrite dans le formulaire de déclaration ou la notice. À date d'arrêt égale, vous pouvez donc être non-fumeur pour un contrat et fumeur pour un autre. Demandez la définition écrite à chaque assureur avant de comparer.
Mon conjoint fume mais pas moi. Cela change-t-il mon tarif ?
Chaque assuré remplit sa propre déclaration et répond pour lui-même. Si vous ne fumez pas, vous répondez « non » à la question sur le tabac, quel que soit le statut de votre co-emprunteur. La répartition de la couverture entre vous deux, appelée quotité, se décide avec la banque : elle fixe la part du prêt assurée sur chaque tête.
Faut-il déclarer un tabagisme passif au domicile ?
Seulement si une question du formulaire le vise, ce qui dépend de sa rédaction. La question sur le tabac porte en principe sur votre propre consommation. En revanche, une maladie respiratoire diagnostiquée se déclare comme toute pathologie, quelle qu'en soit l'origine, dès qu'une question porte sur vos antécédents ou vos traitements.
La cigarette électronique sans nicotine vaut-elle non-fumeur ?
Cela dépend de la rédaction du contrat. Si la question vise le tabac ou la nicotine, une cigarette électronique sans nicotine n'entre pas dans ces termes ; si elle vise la cigarette électronique en général, elle y entre. Aucun texte ne tranche. Demandez une confirmation écrite à l'assureur avant de signer, et conservez-la.
Que risque-t-on avec une fausse déclaration de non-fumeur ?
La nullité du contrat. L'article L. 113-8 du code des assurances la prévoit en cas de réticence ou de fausse déclaration intentionnelle qui change l'appréciation du risque par l'assureur, même si le risque dissimulé n'a pas eu d'influence sur le sinistre. Le prêt n'est alors plus couvert. Une erreur de bonne foi est traitée autrement : l'article L. 113-9 prévoit une réduction de l'indemnité.
Le tabac à rouler ou le cigare sont-ils traités différemment ?
Pas par la loi, qui ne dit rien sur ce point. Tout dépend de la question posée : si elle vise « le tabac » sans autre précision, toutes ses formes sont concernées, cigarettes, tabac à rouler, cigare ou pipe. Lisez la question telle qu'elle est rédigée et répondez exactement à ce qui est demandé.

Pour aller plus loin

Sources et références

Sources consultées le 10 octobre 2026, avec ce que chacune fonde dans cette page.

Sources officielles