Parkinson et assurance emprunteur senior 2026
Parkinson et assurance emprunteur après 55 ans : déclaration, absence de la grille AERAS, pas de droit à l'oubli, pièces du dossier et recours.
Cet article fournit une information générale sur les modalités d'assurance emprunteur. Il ne remplace ni un avis médical (consultez votre médecin) ni un devis personnalisé (consultez un courtier ORIAS). La caution médicale humaine de cet article est en cours de mise en place.
Une maladie de Parkinson se déclare au questionnaire de santé et n'interdit pas, par principe, d'assurer un prêt immobilier : l'assureur étudie chaque dossier individuellement. Aucun texte ne fixe de tarif, de surprime ni de refus pour cette maladie.
La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente en France, après la maladie d'Alzheimer. En 2023, 277 800 personnes ont été traitées pour cette maladie, dont 63 % avaient plus de 75 ans (Assurance Maladie, 14 novembre 2025). L'Inserm compte plus de 25 000 nouveaux cas par an. Une forme à début précoce, avant 50 ans, existe mais reste rare.
Spécificité de la maladie de Parkinson en assurance emprunteur
La maladie de Parkinson est une maladie chronique, d'évolution lente, pour laquelle il n'existe pas de traitement curatif : selon l'Inserm, aucun traitement ne permet aujourd'hui d'empêcher son apparition ou son évolution. C'est ce caractère évolutif que l'assureur étudie, garantie par garantie.
Trois règles s'appliquent à un dossier Parkinson.
- La maladie se déclare. Dès qu'une question du formulaire la vise, vous devez y répondre exactement.
- La grille de référence AERAS ne la mentionne pas. Cette grille liste un petit nombre de pathologies pour lesquelles l'assureur ne peut appliquer ni surprime ni exclusion, ou seulement une surprime plafonnée. Aucune de ses lignes ne porte sur la maladie de Parkinson. Le détail figure dans notre page sur la grille de référence AERAS.
- Le droit à l'oubli ne s'applique pas. Selon le site officiel de la convention, il concerne uniquement les cancers et l'hépatite virale C, plus de cinq ans après la fin du protocole thérapeutique et sans rechute.
La convention AERAS — « s'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé » — s'applique en revanche à tous les dossiers. Si votre état de santé ne permet pas une assurance au tarif standard, la demande passe automatiquement à un deuxième niveau d'examen, puis à un troisième sous conditions. Ces niveaux décrivent une procédure. Ils ne classent pas les maladies : un dossier Parkinson commence au premier niveau, comme tous les autres.
Critères médicaux d'évaluation
Aucun texte public ne liste les critères qu'un assureur applique à la maladie de Parkinson. Service-Public.fr indique seulement qu'au deuxième niveau d'examen, vous remplissez un questionnaire par pathologie et que le médecin de l'assureur peut demander des documents médicaux.
Les éléments ci-dessous sont ceux par lesquels l'Assurance Maladie et l'Inserm décrivent l'évolution de la maladie. Ce sont aussi ceux qu'un dossier médical permet de documenter.
- L'ancienneté du diagnostic. Le traitement est très efficace au début, souvent pendant cinq à sept ans (Assurance Maladie).
- La réponse au traitement. La L-dopa est le traitement de référence ; d'autres médicaments peuvent lui être associés (Inserm).
- Les complications motrices. Fluctuations d'efficacité et mouvements involontaires apparaissent en général après cinq à dix ans de traitement (Inserm).
- L'équilibre et les chutes, plus fréquents à un stade avancé.
- Les troubles non moteurs : troubles du sommeil, dépression, troubles de la mémoire ou de l'attention.
- Un traitement de seconde ligne, comme une pompe ou une stimulation cérébrale profonde, proposé à certains patients.
Pièces médicales clés du dossier
Les pièces utiles sont celles qui datent le diagnostic et décrivent l'évolution. Les réunir avant la demande évite des allers-retours avec le service médical de l'assureur.
- Un courrier de synthèse du neurologue, daté, précisant l'ancienneté du diagnostic, les symptômes actuels et l'évolution.
- La liste des traitements en cours.
- Le compte rendu opératoire en cas de stimulation cérébrale profonde.
- Les comptes rendus d'hospitalisation éventuels.
- Tout bilan des fonctions cognitives déjà réalisé.
Ces documents médicaux sont destinés au médecin de l'assureur.
Quelle surprime attendre avec une maladie de Parkinson ?
Aucune source publique ne permet de la chiffrer : il n'existe ni barème officiel, ni relevé de devis publié sur la maladie de Parkinson. Nous ne publions donc pas de pourcentage. Le tableau indique seulement dans quel sens chaque élément du dossier joue, d'après ce que les sources médicales décrivent de la maladie.
| Élément du dossier | Sens de l'effet sur l'étude du dossier |
|---|---|
| Diagnostic récent, traitement efficace, autonomie conservée | Plutôt favorable |
| Fluctuations motrices ou mouvements involontaires sous traitement | Défavorable |
| Chutes, troubles de l'équilibre | Défavorable, surtout pour les garanties d'incapacité et d'invalidité |
| Troubles cognitifs, hallucinations | Défavorable ; refus possible |
| Autre pathologie associée | Étudiée comme une pathologie distincte |
Tableau éditorial : il indique un sens, pas un tarif. Il n'est issu d'aucun relevé de devis.
À chaque niveau d'examen, la proposition de l'assureur peut comporter une surprime ou une exclusion de garantie, et un refus reste possible (site officiel de la convention AERAS).
Une seule limite chiffrée existe, et elle ne dépend pas de la maladie. Le dispositif d'écrêtement de la convention AERAS plafonne la cotisation d'assurance à 1,4 point dans le taux annuel effectif global du prêt. Il est réservé aux foyers dont le revenu ne dépasse pas 1 fois le plafond annuel de la sécurité sociale pour une part fiscale, 1,25 fois pour 1,5 à 2,5 parts, et 1,5 fois à partir de 3 parts. La part assurée ne doit pas dépasser 420 000 € et le contrat doit s'achever avant le 71e anniversaire (aeras-infos.fr).
Quels assureurs étudient ce type de dossier ?
Tous ceux qui proposent de l'assurance emprunteur : la convention AERAS est signée par les pouvoirs publics, les fédérations professionnelles de la banque et de l'assurance, et des associations de malades et de consommateurs. Le réexamen en trois niveaux ne dépend donc pas de l'assureur choisi.
Trois voies existent. Le contrat de groupe de votre banque, proposé avec le prêt. Un contrat individuel souscrit auprès d'un autre assureur, ce que l'on appelle la délégation d'assurance. Ou un courtier, qui présente le même dossier à plusieurs assureurs.
Nous ne publions pas de classement des assureurs sur la maladie de Parkinson : aucune donnée publique ne permet d'en établir un. Les décisions varient d'un service médical à l'autre, ce qui justifie de présenter un dossier identique et complet à plusieurs assureurs, puis de comparer les propositions écrites.
Veille gratuite : évolutions législatives, baromètre tarifs, droits AERAS. Désabonnement en 1 clic.
Recours en cas de refus
La première démarche consiste à demander les raisons du refus, puis à vérifier le niveau d'examen atteint. Lorsque la demande est refusée, l'assureur doit vous en indiquer les raisons (Service-Public.fr, vérifié le 7 mai 2025). Le site officiel de la convention précise que vous pouvez demander par écrit au médecin de l'assureur les raisons médicales du refus, et que la décision doit indiquer à quel niveau il est intervenu.
- Vérifier le niveau atteint. Un dossier refusé au premier niveau est transmis au deuxième. Le troisième niveau suppose une part assurée d'au plus 420 000 € et un contrat d'assurance qui s'achève avant votre 71e anniversaire.
- Présenter le dossier à d'autres assureurs. Une décision ne lie que l'assureur qui l'a prise.
- Étudier des garanties alternatives avec la banque. Service-Public.fr cite un contrat d'assurance-vie déjà souscrit, la mise en gage d'un portefeuille de valeurs mobilières ou une hypothèque sur un autre bien immobilier.
- Saisir la Commission de médiation de la convention AERAS si vous estimez que la convention n'a pas été appliquée. Un modèle de saisine est disponible.
Une limite à connaître : selon Service-Public.fr, la Commission de médiation n'est pas compétente pour le niveau de la surprime, ni pour les limitations et exclusions de garantie. Elle vérifie que la procédure a été respectée, pas que le prix est juste.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Le Parkinson ouvre-t-il droit à l'oubli ?
Une exclusion neurologique est-elle systématique ?
Quelles alternatives en cas de refus d'assurance pour Parkinson ?
Quels éléments médicaux l'assureur regarde-t-il pour le Parkinson ?
Faut-il déclarer une maladie de Parkinson bien équilibrée par le traitement ?
Pour aller plus loin
- Convention AERAS expliquée aux seniors
- Grille de référence AERAS : la liste des pathologies
- Droit à l'oubli en assurance emprunteur
- Refus d'assurance emprunteur senior : recours
- Convention AERAS niveau 2 : déroulé
- Questionnaire de santé : ce qu'il faut savoir
- Assurance emprunteur après AVC
Sources et références
Sources consultées le 10 octobre 2026, avec ce que chacune fonde dans cette page.
- Assurance Maladie — Comprendre la maladie de Parkinson : nombre de personnes traitées en 2023, part des plus de 75 ans, rang parmi les maladies neurodégénératives, forme précoce.
- Assurance Maladie — Symptômes, diagnostic et évolution de la maladie de Parkinson : phases d'évolution, chutes, troubles non moteurs.
- Inserm — Maladie de Parkinson : nouveaux cas annuels, absence de traitement curatif, L-dopa, complications motrices, traitements de seconde ligne.
- Convention AERAS — La grille de référence et édition de septembre 2023 (PDF) : objet et périmètre de la grille.
- Convention AERAS — site officiel et principales questions des emprunteurs : trois niveaux d'examen, signataires, raisons médicales du refus.
- Convention AERAS — Le droit à l'oubli : pathologies concernées par le droit à l'oubli.
- Convention AERAS — La limitation des majorations de tarifs : écrêtement à 1,4 point et conditions de revenus.
- Service-Public.fr — À quoi sert la convention Aeras ? : déroulé des niveaux, conditions du troisième niveau, motivation du refus, garanties alternatives, compétence de la Commission de médiation.
- Légifrance — Article L. 113-8 du code des assurances : nullité du contrat en cas de fausse déclaration intentionnelle.
Sources officielles
- Assurance Maladie — Comprendre la maladie de Parkinson (mise à jour du 14 novembre 2025) ↗
- Assurance Maladie — Symptômes, diagnostic et évolution de la maladie de Parkinson ↗
- Inserm — Maladie de Parkinson (dossier, 17 février 2022) ↗
- Convention AERAS — La grille de référence (édition de septembre 2023) ↗
- Convention AERAS — Le droit à l'oubli ↗
- Convention AERAS — La limitation des majorations de tarifs ↗
- Service-Public.fr — Assurance d'un crédit immobilier : à quoi sert la convention Aeras ? (vérifié le 7 mai 2025) ↗
- Légifrance — Article L. 113-8 du code des assurances ↗
À lire aussi
Asthme et assurance emprunteur : contrôlé ou sévère
Asthme et assurance de prêt : ce que l'assureur demande, ce qui sépare un asthme contrôlé d'un asthme sévère, et ce que prévoit la loi Lemoine.
Lire →Cancer colorectal et assurance emprunteur : délais AERAS
Cancer du côlon ou du rectum : 1 an au stade Tis, 4 ans au stade I selon la grille AERAS, droit à l'oubli à 5 ans. Conditions exactes et limites.
Lire →Conjoint refusé à l'assurance de prêt : un seul assuré ?
L'un des deux emprunteurs est refusé ou ajourné : la banque peut accepter un seul assuré, mais le décès de l'autre ne rembourse alors rien.
Lire →